Le merle noir chante dans nos jardins !

Le merle noir chante dans nos jardins !  - blog jardin
Le merle noir est omniprésent dans nos jardins et parcs. Et bien sûr tout le monde a croisé un jour cet oiseau tout de noir vêtu et à l’œil vif.

Son chant puissant, flûté et mélodieux précède et domine le concert printanier des oiseaux. Il sait se faire entendre de l’aube au coucher du soleil. Avant la fin du l’hiver, il nous annonce en musique le retour des beaux jours. Ainsi, il mérite notre considération et sympathie.

Le merle noir n’a pas toujours fait partie de notre quotidien…

Il n’a pas toujours été aussi proche des hommes. Au début du XIX siècle, le merle noir était une espèce typiquement forestière, farouche et solitaire. Le merle noir n’a été noté dans les villages, puis les villes, qu’à partir de 1830. A Paris sa présence est remarquée en 1870 seulement. Ce changement de comportement a entraîné une augmentation considérable des effectifs, au point que le merle est devenu l’une des cinq espèces d’oiseaux les plus nombreuses en France !

L’ami fidèle de nos jardins !

Le merle noir fréquence nos jardins assidument, ainsi que les vergers et parcs. En effet, malgré ses apparences paisibles, c’est un oiseau de nature assez belliqueuse. Les disputes territoriales et les revendications amoureuses entraînées par la promiscuité citadine, due à leur nombre, sont fréquentes et donnent lieu à des poursuites effrénées.

Pas très fute-fute…

Au jardin, il squatte les buissons. Personnellement je le trouve un peu bordélique ! Il choisit des emplacements pour installer son nid pas toujours judicieux. A tel point que je lui donne des leçons et lui fais la morale: «Mais c’est dangereux comme emplacement ! Il est accessible aux chats… Mais tu n’as pas mis tes lunettes !» . Comme il n’a pas le choix, devant mon côté très affirmatif, il change d’endroit. Mais bon, il ne se foule pas trop le cerveau et prend un arbre trop souple au vent, du style sureau. Étant trop haut, monsieur le merle n’entend pas mes critiques et n’en fait qu’à sa tête, le mulet! Évidemment, à la première bourrasque de vent, ses œufs se transforment en balle de ping-pong. Non, ils ont juste le temps de faire « ping », puis patatras. Les œufs sont éclatés. Au bout de la 3ème tentative, à force, il trouve un endroit à peu près correct pour protéger sa nichée.

Le couple de merle noir est hyper actif…

Ils nourrissent tour à tour leur tribu qui compte entre deux et trois marmeaux. Quand les petits commencent à pointer leur bec. Ils sont très repérables, pas discret du tout. Les chats s’en donnent à cœur joie. Les oisillons les moins malins passent à la casserole. La loi de la nature… Par contre les adultes sont rapides et vifs, pas facile de les attraper.

Les merles passent leur temps à la recherche de vers dans les massifs.

Ces petits bandits, le fumier qui est en place, il le déplace pour chercher leur nourriture favorite! Ils en mettent partout dans les chemins. Je pique des colères, raz-le-bol de faire la « Conchita », toujours balayer derrière leur passages. J’ai essayé de leur mettre un balai en libre service, c’est marrant, ils ne le voient pas. Plus c’est visible, plus ils l’ignorent. Ça vous rappelle pas quelque chose ?

Bon an mal an, ils élèvent leurs petits comme ils peuvent. Quand ils tombent du nid, au début de leur semi-indépendance, ils restent trois jours au sol, le temps que leurs ailes soient prêtes pour décoller vers leur nouvelle vie. Ces 3 jours sont à haut risque. Ils essaient d’être discrets… Mais pas du tout ! Leur ballet d’allers et venues est plus que repérable. A cette période beaucoup de bébés merles se font dévorer. Un carnage! Ils ne se démoralisent pas pour autant. Ils remettent le couvert, une autre nichée. Ces oiseaux sont téméraires, optimistes. Rien ne les arrête!

Ils nous abandonnent au début de l’automne

Nos merles de jardins sont sédentaires, hormis quelques femelles. un tiers environ des autres sont migrateurs et se rendent en septembre et octobre dans le Sud et l’Ouest de la France, voire en Espagne.

Ils reviennent en février-mars et dès lors, ils tiennent à nouveau des rôles de premiers flûtistes dans les concerts de plein-air offerts par la Nature.

Comments

comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *