Terre et plante sauvage, nous parlent

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La terre et les plantes sauvages, nous parlent. Mais savez-vous le comprendre ? Si vous trouvez une variété de plante sauvage qui pousse, c’est qu’il a quelque chose à vous raconter…

Observer les « mauvaises herbes » qui poussent spontanément sur votre terrain, permet de comprendre dans quel état est le sol, de lire son histoire et ainsi de savoir ce que l’on peut en attendre.

LA TERRE ET CES PLANTES BIO-INDICATRICES , C’EST QUOI?

Une plante qui pousse à un endroit,  ce n’est pas l’œuvre du hasard. Il faut se rendre à l’évidence qu’un certain nombre de facteurs, qui lui sont propres, doivent être réunis pour que ses graines , en dormance dans le sol durant des années, puissent germer. Parmi ces facteurs, on peut citer le climat, l’ensoleillement, la composition du sol, la présence ou l’absence d’eau… Ces éléments définissent le milieu originel dans lequel se développe la plante à l’état sauvage.

Sa présence, à la condition bien sûr qu’elle soit dominante et en nombre suffisant, est donc indicatrice de l’état du sol, de sa transformation voire des dysfonctionnements à venir.

LES BIO-INDICATEURS DANS LE POTAGER

Pour le jardinier, l’étude des plantes bio-indicatrices est utile à pour connaitre la nature du sol, afin d’évaluer au mieux ses besoins. Il est important d’avoir une bonne analyse de la terre pour pouvoir agir efficacement sans commettre d’impair.

Le liseron des champs (convolvus arvensis), dont les rhizomes et les tiges volubiles et rampantes, ont une forte propension à recouvrir les sols argileux et lourds. Il se développe sur des sols trop riches en azote. Sa présence nous indique donc un excès de fertilisation. Trop de fumier ?

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Le liseron des champs (convolvus arvensis)


TRAVAILLER LE SOL DE LA BONNE MANIÈRE ET AU BON MOMENT

La façon de préparer un terrain avant sa mise en culture a une influence directe sur l’état du sol. Le chiendent, de la famille des poacées, se multiplie essentiellement par ses rhizomes traçants très prolifiques et concurrence ainsi fortement les cultures avoisinantes. C’est la mauvaise herbe par excellence. Important colonisateur des sols fatigués et déstructurés, grâce à ses fameux rhizomes, il est le signe d’une terre trop souvent retournée, d’un bêchage trop profond et de la formation de semelles imperméables à l’air et à l’eau.

Un conseil : du repos sous une belle praire fleurie 🙂

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Le chiendent, de la famille des poacées, se multiplie essentiellement par ses rhizomes traçants très prolifiques.


LES MAUVAISES HERBES, NE PAS S’AFFOLER !

Les « mauvaises herbes » ne sont donc pas si mauvaises que ça. Pourtant, une fois qu’elles nous ont renseigné sur l’état du sol, il est parfois nécessaire de limiter l’épanouissement de certaines d’entre elles. L’étude des plantes bio indicatrices nous apprend que la présence de plantes spontanées et envahissantes dans le jardin est liée le plus souvent à des erreurs techniques ou  à la qualité/quantité des apports extérieurs.

Avant d’utiliser un quelconque herbicide, optez pour des pratiques culturales différentes, adaptées à l’état du terrain. En améliorant ainsi la qualité du sol, les conditions propices à la germination des graines des adventices disparaitront. Ajoutez à cela un désherbage manuel et un bon paillage, et la corvée de désherbage sera allégée.

Et si vous voyez apparaitre du mouron blanc ou du plantain lancéolé, réjouissez vous, vous êtes en présence d’un sol bien équilibré !

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